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Section des Diablerets, Club Alpin Suisse
 
 

La commission Environnement

Actualité

  • Des réserves de terrain à bâtir souvent surdimensionnées en montagne.
    La Suisse compte actuellement 227'000 ha de zones à bâtir, dont ¼ n'est pas encore construit. La surface à bâtir par habitant est toutefois beaucoup plus limitée dans les régions urbaines que dans les régions rurales ou touristiques: ainsi, avec 671 m2 par habitant, un Valaisan dispose d'une surface à bâtir six fois plus élevée qu'un habitant de Bâle-Ville. De plus, alors que les réserves de terrains à bâtir ont pratiquement disparu dans les zones urbaines, des surfaces constructibles importantes sont encore disponibles dans les zones rurales et en montagne, soit dans des régions souvent mal desservies par les transports publics.
  • Courses climatiquement neutres
    Depuis le 1 janvier 2009, les courses de la section "Uto" sont climatiquement neutres. En effet, les émissions de CO2 dues aux déplacements effectués en voitures privées pour des courses de section sont compensées par une taxe versée à "myclimate" http//:sac-myclimate.ch. En 2009, 7053 km ont ainsi été parcourus, ce qui a conduit la section à verser 185.- CHF à myclimate (2.6 centimes par km). Cette distance peut paraître ridiculement faible, mais elle résulte du fait que le 90% des courses de la section se font en transports publics !

  • Conséquences des changements climatiques pour les alpes
    Une étude très complète sur les impacts des changements climatiques pour les alpes a été réalisée à l'instigation du ministère allemand de l'environnement, cette étude ne se limite pas au territoire allemand mais couvre l'ensemble des alpes. Le rapport, richement illustré, est disponible en anglais, il peut être téléchargé à l'adresse suivante:

    www.bmu.de/english/climate/downloads/doc/40990.php

  • Parcs naturels
    L'Office fédéral de l'environnement vient d'accepter 9 propositions de parcs naturels suisses: trois sont situés dans la canton de Berne: Gantrisch, Diemtigtal et Lac de Thoune, deux dans les Grisons: Bivio-Savognin et Val Müstair, un dans le canton de Soleure: Weissenstein, un dans le canton de Lucerne: Réserve de biosphère de l'Entlebuch, un dans le haut Valais: Binntal, enfin un dans le Jura: Chasseral.

    L'ensemble de ces parcs couvre une surface de 3'000 km2, soit le 7% de la superficie de la Suisse. Ces parcs bénéficieront, pour les 4 années à venir d'une subvention fédérale de 7.4 millions de francs. Il est bien dommage que des rivalités locales aient fait capoter le projet de parc des Muverans.
  • Réunion des préposés à l'environnement

La réunion annuelle des préposés romands à l'environnement s'est déroulée dans nos locaux, samedi dernier 11 octobre, à Lausanne. Treize sections étaient représentées. L'ordre du jour comprenait 3 thèmes principaux, en plus de l'échange habituel d'informations entre les représentants du CC et les sections.

Droit de recours des associations

Au plan suisse, le Club alpin est le principal organe qui défend le patrimoine alpin, c'est une de ses missions, les anciens l'avaient bien compris puisque, dans les statuts de 1907, cette tâche y figure déjà explicitement.

De tous temps, le CAS s'est donc préoccupé de préserver les zones sauvages de haute montagne et, dans ce but, le dialogue a toujours été préféré à l'affrontement. Ce n'est donc qu'en cas d'échec du dialogue que l'on a fait appel au droit de recours et que l'on est amené à faire opposition à certains projets. Ce droit de recours constitue donc un garde fous, qui est indispensable si l'on veut que le CAS demeure un partenaire crédible.

Il convient également de remarquer que suite à l'acceptation de l'initiative Hofmann, en 2007, le droit de recours des associations a déjà été fortement réduit. Dès lors, on comprendra pourquoi le comité central du CAS s'est engagé dans le débat politique et pourquoi il demande à ses membres de refuser, le 30 novembre prochain, l'initiative du parti radical zurichois contre le droit de recours.

Places d'atterrissages en montagne

Aujourd'hui, l'Allemagne, l'Autriche et la France interdisent déjà l'héliski sur tout leur territoire. En Suisse, 48 places d'atterrissages sont tolérées, mais les lignes directrices du CAS visent à une réduction de ce nombre. Au plan national, à l'instigation de l'OFAG, une commission a été formée, elle vise à remplacer ces places par des zones ou l'héliski serait toléré avec, en contre-partie, la suppression de places d'atterrissage dans des endroits plus critiques.

Dans ce débat, le CAS n'est qu'un des partenaires qui, de plus, ne tient pas le couteau par le manche, il se doit donc de négocier habilement afin de préserver des zones de calme en haute montagne. Des discussions sont actuellement en cours pour la région de Zermatt, elles seront prochainement élargies à d'autres secteurs des alpes.

Dans le cadre de notre journée, trois groupes de travail ont été formés afin de se pencher sur deux zones intéressantes: le Bas Valais et la partie Ouest des alpes bernoises. Les propositions qui sont ressorties de ces ateliers serviront de base de départ aux futures négociations du CAS avec les milieux concernés par l'héliski.

Quel futur pour nos paysages alpins ?

La phase pilote du projet avance bien, deux régions test ont été choisies: l'une en Suisse romande couvre le Bas-Valais et le Pays d'en Haut, l'autre en Suisse alémanique s'étend du Doldenhorn au Col du Grimsel. Pour chaque région, 4 réunions sont planifiées, dont une sur tout un week-end, elles réunissent des représentants de sections concernées.

Pour la région test de Suisse alémanique les travaux ont bien avancé puisque, suite au week-end de travail des 13 et 14 septembre dernier, un projet de carte a déjà été proposé, il va faire prochainement l'objet de consultations auprès des sections. Pour la Suisse romande le week-end de travail aura lieu sous peu.

Il est intéressant de relever que notre section est concernée par les deux zones pilotes, François Gindroz et le soussigné participent aux travaux du groupe alémanique, Alexis Bally et Laurent Trivelli font partie du groupe romand.

Jean-Bernard Gay

 

  • Les alpes se réchauffent

Le deuxième rapport de l'ONU consacré au climat vient de paraître (www.ipcc.ch). Pour la première fois ce rapport apporte des informations précises sur les effets du réchauffement dans les alpes, qui sont l'une des région européenne qui sera le plus durement touchée par les vagues de chaleur et la sécheresse:

Une partie de la faune alpine est menacée d'extinction.
Les petits glaciers disparaîtront et les plus grands, d'ici 2050, reculeront de 30 à 50%.
La fonte de ces glacier provoquera la formation de lacs qui, en cas de rupture, produiront des inondations importantes.
L'augmentation de la température conduira à une réduction sensible des périodes d'enneigement (50 jours de moins pour une élévation de la température de 2 °C).
Alors, si vous souhaitez encore faire du ski et profiter de la montagne, réduisez vos émissions de CO2, nous sommes tous responsables des changement climatiques.

  • L' AMNITRA, cela vous dit-il quelque chose ?

C'est le nom commercial du nitrate d'ammonium, un engrais qui, utilisé en quantité, pollue fortement notre environnement. Cet engrais trouve actuellement une autre application : mélangé à l'eau des canons à neige, il permet de faire de la neige artificielle lorsqu'il ne fait pas assez froid. Tout récemment, les organisateurs de la course du Lauberhorn ont ainsi répandu 1'400 kg d'Amnitra sur les pistes avec pour corollaire une forte pollution lors de la fonte de la neige.

Jusqu'où ira la bêtise humaine ?


 

 
 
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